FANDOM




Moabann


Portrait Modifier

Moa est une enfant fluette qui fait beaucoup plus jeune que son âge. Ses yeux sont bleu foncé, d’une couleur se rapprochant de celle de la mer. Son regard semble souvent perdu dans le vague, comme si elle était ailleurs ; il est donc difficile d’attirer son attention. Elle a de longs cheveux noirs, qu’elle attache rarement. Sa silhouette menue, ses grands yeux et sa cascade de cheveux la rendent très mignonne et la plupart des gens craquent en la voyant. Tous les vêtements lui vont bien, mais elle aime particulièrement les robes, surtout celles qui la font ressembler à une princesse. Sa couleur préférée est le rose.

Dans sa tête, Moa est restée une petite fille et se comporte souvent comme une jeune enfant. Elle est très timide, et se montre même parfois craintive envers les étrangers. Elle parle d’ailleurs peu en présence d’inconnus, mais se montre toutefois toujours très gentille. Elle inspire un désir de protection chez presque toutes les personnes qu’elle rencontre tant elle paraît faible. Très introvertie, elle semble perpétuellement dans les nuages, comme si elle vivait dans son propre monde, et se parle d’ailleurs parfois à elle-même ou à son doudou qu’elle trimballe partout. Cependant elle semble parfois avoir des éclairs de lucidité et peut devenir une vraie peste : ses rares colères sont légendaires.

Moa porte une confiance absolue aux gens qu’elle connaît, et a vite tendance à devenir collante, les suivant partout et s’accrochant à leur jambe par exemple. Cela dit, elle est tellement mignonne que la plupart des gens lui pardonnent. C’est aussi une manière pour elle de se rassurer et de montrer son affection (elle adore les câlins). De plus, tant qu’elle ne se met pas en colère, c’est une enfant très docile, ne s’opposant que rarement aux ordres qu’on lui donne s’ils viennent de quelqu’un qu’elle adore. Elle peut donc devenir utile étant donné qu’elle n’a aucune notion du bien et du mal, et ne comprend pas grand-chose à la société.

En résumé, Moa a une personnalité difficile à cerner, qui continue de toute façon d’évoluer étant donné son âge.


Histoire Modifier

Moa est née sur Atlanta dans une ferme, loin de toute ville. Ne connaissant pas l’identité de son père, elle a vécu avec sa mère, une femme douce et aimante : bonheur éphémère qui dura les cinq premières années de sa vie. Elle ignorait que son père justement venait les voir aussi souvent qu’il pouvait, dès que sa famille itinérante campait près de la ferme. Il passait alors la nuit avec sa mère, son amante, et passait toujours quelques minutes au chevet de sa fille. Mais une nuit, son épouse, déjà soupçonneuse, le suivit. Elle surprit alors son mari en flagrant délit d’adultère, et, dans un accès de rage, se précipita sur eux en hurlant pour les tuer. Elle poignarda la mère de Moa, mais son mari infidèle lui échappa. Le bruit réveilla Moa, qui, après s’être frotté les yeux, se leva en baillant. Elle n’eut pas le temps de sortir de sa chambre, qu’un homme qu’elle ne connaissait pas, son père, la força à entrer dans le placard en lui ordonnant de ne pas bouger. Comme l’homme lui avait fait peur, elle resta tapie dans son réduit, osant à peine respirer. Quelques secondes plus tard, une femme fit irruption dans la chambre, un couteau à la main. L’homme essaya alors de la calmer, lui parlant d’une certaine Naya. Moa put même l’entendre jurer : il se maudissait de n’avoir pas emmené Kodama. La petite fille ne comprit pas. Elle ne connaissait pas de Naya, et encore moins de Kodama. Alors qu’est ce que tout ça avait à faire avec elle et sa mère ? Que faisaient ses gens chez elles ? A ce moment-là, la femme se jeta sur l’homme et le poignarda au cœur. Avant de mourir, l’homme eut le temps de murmurer quelque chose à Moa. La petite fille, à la fois choquée et morte de peur, attendit que la femme soit partie pour sortir du placard. Elle courut dans la chambre de sa mère, et s’allongea sur le lit à côté de la morte. Elle resta ainsi plusieurs heures, mais fut dérangée au matin par un monsieur qui se désigna lui-même comme faisant partie des forces de l’ordre. Il lui dit qu’elle n’avait plus à avoir peur, qu’on avait retrouvé la meurtrière et qu’on allait la pendre. Mais Moa ne voulait plus parler aux étrangers : ils amenaient le malheur, et, terrorisée, elle s’enfuit. Elle courut le plus loin possible, pleurant et tremblant à la fois. Si l’homme avait dit vrai, alors il était son père. Il avait affirmé aussi qu’il fallait qu’elle trouve cette Naya, sa sœur, qui la protègerait. La petite fille n’était pas sûre de vouloir croire l’homme qui se disait son père. Cependant, elle n’avait pas le choix : tout ce qu’elle avait connu avait disparu. Elle était seule désormais, et décida de se mettre à la recherche de Naya.

Les années passaient, et Moa ne trouvait pas. Elle commençait à douter de l’existence de la dénommé Naya d’ailleurs, et de la véracité des propos de son prétendu père. Elle survivait toute seule, mi-volant mi-mendiant, sans jamais parler aux inconnus. Ce qui expliquait peut être qu’elle n’ait pas trouvé Naya d’ailleurs… Contrairement à ce qu’on pourrait penser, au lieu d’oublier ce qu’elle avait vécu très jeune, le souvenir du meurtre de sa mère s’intensifiait avec les années, rendant le traumatisme de plus en plus pénible et insupportable. Si bien qu’avec le temps, cette mignonne petite fille, autrefois douce et gentille, avait développé une véritable haine contre son soi-disant père. C’était lui qui avait attiré la meurtrière, c’était de sa faute si sa mère était morte ! Mais comme l’homme était mort, elle avait petit à petit transposé sa haine sur sa fille, Naya. Parfois, elle pensait sérieusement à la tuer si elle la rencontrait… Mais sa conscience était effrayée par cette pensée, et inconsciemment, Moa faisait tout pour ne pas retrouver Naya. A vrai dire, elle avait peur de ce qui se passerait si c’était le cas.

Moa venait d’avoir huit ans quand elle arriva près une grande ville. En trois ans de vadrouille, elle n’avait jamais osé rentrer dans une ville. Mais ce jour-là, elle avait faim, elle était fatiguée, et la tentation devint plus forte que jamais : elle était si mignonne que mendier dans une ville lui apporterait forcément de quoi manger. Et puis, Naya n’existait sûrement pas, et de toute façon pourquoi se serait-elle trouvée ici… La petite fille se décida, et alla s’assoir au bord du trottoir. Au bout de quelques heures, elle avait amassé un petit pactole. Mais une bande de gamins passa dans la rue, et récupéra l’argent, criant que si elle continuait de leur faire concurrence elle allait le regretter. Moa prit peur et se mit à pleurer. La plus grande du groupe s’arrêta alors et lui demanda son prénom. Moa renifla et leva ses grands yeux craintifs encore mouillés de larmes vers la jeune fille. Celle-ci rit doucement et lui apprit qu’elle s’appelait Naya. Devant tant de bienveillance, il apparut avec évidence que ce n’était pas la Naya qu’elle cherchait. En effet, celle qu’elle cherchait était comme son père : méchante, meurtrière et effrayante. Moa tendit donc ses bras vers la jeune fille, rassurée. Protégée par Naya, qu’elle adorait, la petite fille obtint d’entrer dans le clan des voleurs orphelins de la ville. Comme Moa faisait des cauchemars à propos de sa mère la nuit, elle se mit à dormir avec Naya ; les deux filles s’entendaient si bien qu’on aurait dit des sœurs. Mais un jour, Naya eut l’imprudence de montrer Kodama à la petite fille. Le souvenir des paroles de son père revint aussitôt à la mémoire de Moa, et sa haine réapparut tout à coup, plus forte que jamais, quand elle réalisa qu’elle avait devant elle celle dont tout était la faute (car Moa était maintenant sincèrement persuadée que Naya était la cause de tous ses maux). Mais malgré tout, la petite fille se trouva incapable de tuer sa grande sœur de cœur, qui s’avérait être sa réelle demi-sœur d’ailleurs. Elle décida alors de s’enfuir en emportant avec elle son bien le plus précieux : Kodama le zanbatô.

Moa avait survécu par hasard à la destruction d’Atlanta, et avait été accueillie par les Sans-Destins. Elle n’avait jamais revu Naya, et supposait que celle-ci était morte en même temps que tous les autres habitants de son monde. Mais elle pensait souvent à elle, l’affaire lui ayant laissé beaucoup de regrets (parfois regrets de ne pas l’avoir tuée, d’autres fois regrets de l’avoir abandonnée en lui dérobant le zanbatô), bien que deux ans se soient écoulés depuis. Même si elle s’était vengée et parfois n’en était même pas satisfaite, elle sentait bien qu’elle avait mal agit car la Naya qu’elle connaissait n’avait rien d’une meurtrière méchante et sans cœur. Pour se débarrasser de ce fardeau, Moa décida de se rendre à Traverse pour revendre Kodama, qu’elle avait peine à soulever et ne savait pas manier de toute façon. Cependant, elle fut incapable d’articuler le nom du sabre au vendeur, se contentant de prendre l’argent et de déguerpir.

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

Sur le réseau FANDOM

Wiki au hasard